Des quantités de méthane 100.000 fois plus élevées que la normale ont été décelées dans le golfe du Mexique, créant des zones dépourvues d’oxygène et donc de vie.
. Alors que la quantité de pétrole s’échappant du puits est sans cesse revue à la hausse, des scientifiques parlent d’une zone dépourvue d’oxygène et où les poissons et les autres espèces aquatiques ne peuvent survivre..
Cette découverte dramatique a été faite par des scientifiques indépendants . Ils ont décelé des zones contenant des quantités "incroyablement élevées" de méthane s’échappant du puits de pétrole et qui, par diverses réactions chimiques, amenait l’oxygène de l’eau à disparaître..
Transocean, le propriétaire de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, a demandé le 13 mai que ses obligations dans la catastrophe soient limitées à 27 millions de dollars, malgré qu'il ait obtenu 560 millions de dollars en indemnités d'assurance.
Pour des raisons fiscales, Transocean,qui était basée dans les îles Caïmans, dont les astuces permettant aux transnationales d’échapper au fisc américain, a déménagé son siège à Zoug, fin 2008.Dans sa demande, la société Transocean pourrait regrouper toutes les poursuites devant la cour fédérale, et ainsi suspendre la centaine de poursuites contre elle au niveau régional et à celui des Etats. Onze personnes ont été tués dans l'explosion du 20 avril, et au moins 17 autres ont été blessés. Que Transocean réussisse à réduire ses obligations ou non, elle profitera du transfert des poursuites en cour fédérale.
Selon le Centre de diversité biologique, basé en Arizona, les services gouvernementaux impliqués dans les autorisations de forage n'ont pas obligé BP à fournir une étude d'impact détaillée, après avoir conclu qu'une marée noire était peu probable.
- La compagnie British Petroleum a des centaines de lourdes infractions aux lois dans son dossier et ce n'est pas la première catastrophe qu'elle a engendrée.
Le bilan du ministère américain de la Santé montre qu'au cours de ces trois dernières années BP a dans son casier près de 760 cas de violation des lois.
Plusieurs fuites se sont produites lors de l'explosion, libérant le pétrole de son réservoir. Selon Tony Hayward, directeur de BP au États-Unis, le dernier dispositif de sécurité associé à la foreuse a lâché, rendant non opérationnelle la coupure de sécurité et les autres barrières empêchant le flux de pétrole de se vider dans la mer.
La nappe de pétrole s'étend de façon exponentielle, atteignant à ce jour la superficie de la Belgique, révèle une étude de l'Université de Miami. Cette donnée se base sur des images satellites prises pendant douze heures d'affilées par le "Center for Southeastern Tropical Remote Sensing" (CSTARS). Les experts gouvernementaux estiment qu' au minimum entre 70 et 130 millions de litres de brut se sont déjà répandus dans la mer, depuis le début de la catastrophe.
La FAUTE A QUI?Des signaux d'alerte ont été ignorés avant l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon le 20 avril au large des côtes de Louisiane, selon des témoignages d'employés qui font apparaître de nombreuses défaillances, tant dans les équipements que dans les procédures.Truitt Crawford, un ouvrier spécialisé de Transocean Ltd, la société propriétaire de la plate-forme exploitée par le groupe pétrolier BP, a expliqué aux garde-côtes avoir entendu des cadres de son entreprise se plaindre de la façon de travailler de BP. Selon son témoignage écrit, dont l'Associated Press a pu prendre connaissance, ces hauts responsables estimaient que BP avait pris des "raccourcis" en injectant dans le puits et la colonne de forage de l'eau de mer et non de la boue plus lourde, pour contenir la très forte pression venue des profondeurs. "J'ai entendu par hasard le haut management dire que BP prenait des raccourcis en utilisant dans le puits de l'eau de mer au lieu de boue sans sceller le puits avec des bouchons de ciment, c'est pourquoi ça a sauté", selon son témoignage. Contacté, le groupe BP s'est refusé mercredi à tout commentaire. Doug Brown, chef mécanicien sur la plate-forme, a confirmé lors de son témoignage devant les garde-côtes qu'un "accrochage" s'était produit entre un responsable de BP et des techniciens qui ne voulaient pas remplacer le fluide lourd de forage par de l'eau de mer. Selon Doug Brown, le responsable de BP a décidé de passer outre.
Le témoignage d'autres employés, mentionnés dans l'enquête interne de BP, les investigations menées par les députés Henry Waxman et Bart Stupak et les auditions des garde-côtes font par ailleurs apparaître que des signaux d'alerte ont été ignorés. Malgré tout, l'équipe de forage s'est dite "satisfaite" du résultat d'un autre test et a continué d'injecter de l'eau de mer, ajoute ce mémo. Des enquêteurs de BP ont déclaré à la presse à Washington que les résultats du test n'avaient pas été interprétés correctement, ajoutant ne pas comprendre pourquoi cette erreur avait été commise. D'autres signes avant-coureurs n'ont pas attiré l'attention, comme une baisse de niveau dans la principale canalisation entre le puits et la plate-forme, cinq heures avant la déflagration. Mais cette perte de fluide pouvait annoncer une défaillance de la vanne coiffant le puits, un imposant mécanisme qui était censé l'obturer en cas de défaillance -et qui n'a pas fonctionné. Dans les minutes précédant l'explosion, les employés de la plate-forme, selon les témoignages, ont évoqué des problèmes de pression dans le puits. Le chef d'équipe de Transocean a laissé deux équipiers s'en occuper. Mais ce qui apparaissait comme un problème de routine s'est très vite dégradé. Les équipiers ont appelé à la rescousse leur chef. Un technicien chargé du forage, a signalé que le puits "était en train de venir". Un autre technicien a averti le responsable du site qu''''on avait de la boue qui remontait", sous la poussée du gaz sous pression. Un nuage de gaz a ensuite recouvert la plate-forme. Sous la pression, les moteurs géants entraînant les outils de forage se sont emballés, et ont explosé, "mettant le feu partout". Au moins deux explosions ont suivi, projetant dans tous les sens hommes, outils et équipements. Doug Brown, un témoin, se souvient du "chaos complet" qui régnait sur la plate-forme, dont le générateur de secours ne s'est pas mis en marche. Steve Bertone, ingénieur en chef de Transocean, a témoigné avoir entendu le capitaine de la plate-forme hurler qu'on actionne le système d'urgence fermant le puits. Steve Bertone a alors demandé à l'employé chargé de surveiller ce système de le mettre en route. L'employé, a poursuivi Steve Bertone dans son témoignage sous serment, a répondu qu'il fallait l'autorisation de ses supérieurs. Un cadre a donné le feu vert, mais une autre personne a objecté que l'ordre devait venir du responsable des installations. Donald Vidrine, un responsable de BP, a affirmé avoir en définitive donné cet ordre. Mais, selon Steve Bertone, le feu vert émane en fait d'un cadre de Transocean. On ignore si ce retard a pu contribuer à la défaillance de la vanne de puits. Selon Darryl Bourgoyne, qui enseigne l'ingénierie pétrolière à l'Université de Louisiane, le mécanisme n'a peut-être pas fonctionné en raison d'une valve cassée ou d'une fuite antérieure de liquide hydraulique.
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Après sa fusion avec Amoco, Atlantic Richfield (Arco) et Burmah Castrol, elle est devenue la plus grande société du Royaume-Uni et la troisième compagnie pétrolière mondiale. La division BP de Londres est évaluée à environ 50 milliards USD (environ 39 milliards d'euros). Internationalement, BP est présente dans plus de 100 pays et emploie environ 115 000 personnes (2006).
C'est cette société qui a construit la plateforme pour le compte de Transocean