
Les souches bactériennes ou les cellules d'animaux en culture sont des organismes génétiquement modifiés en vue de produire des médicaments.
Mais le métabolisme des bactéries limite le nombre de transformations protéiques possibles.
Des TRAVAUX sont en cours sur les végétaux et les animaux, dont le métabolisme est plus proche de celui de l ’être humain, afin d ’évaluer les différences biologiques.
Des plants de tabac synthétisent de la lipase, une enzyme permettant de combattre les troubles liés à la mucoviscidose.
Par ailleurs l ’INRA mène des recherches concernant la production de médicaments notament contre l ’emphysème pulmonaire par des lapines.
L'utilisation d'OGM en tant que source de médicaments répond non seulement à des considérations économiques (les « productions biologiques » sont plus rentables que les productions pharmaceutiques traditionnels) mais aussi médicales : l ’utilisation de tissus humains ou animaux comporte un risque de transmission d ’agents pathogènes (quant aux virus végétaux ils n ’ont aucun effets sur l ’être humain).
On se souvient que des malades ont contracté la maladie de Creutzfeldt-Jakob à la suite d ’un traitement par une hormone de croissance provenant de tissus infectés. Les OGM, construits sur mesure pour produire une substance particulière, ne comporte aucun risque de ce genre.
En santé humaine, les micro-organismes transformés permettent de produire des protéines indispensables, auparavant elles étaient obtenues par extraction : insuline, hormone de croissance, facteurs sanguins de coagulation ou anticorps.
Le risque principal était lié à la transmission de maladies. Ainsi, l’insuline recombinante produite par une bactérie a ouvert aux diabétiques des perspectives nouvelles. Abondante, mieux tolérée que l’insuline de porc parce que d’origine humaine, elle a, de plus, été améliorée pour leur rendre la vie plus facile.
Plus généralement, les micro-organismes transformés présentent des avantages majeurs pour l’industrie pharmaceutique :
Parce que il y a toujours un mais lorsqu'on parle d'argent en termes de millions d'EUROS.
L'appellation organismes génétiquement modifiés , les OGM donc, utilisés pour produire des médicaments , désigne les OGM de laboratoire mais aussi des plantes qui poussent en pleins champs au mépris de la sécurité et en dépit de très graves évènements survenus dans le monde
Le développement de plantes OGM en vue de la production à grande échelle de composés utiles est un sujet de recherche de pointe dans le domaine de la transgénèse végétale. Appelé « moléculture » ou agriculture moléculaire. Le terme moléculture vient de la combinaison des mots bien connus molécule et culture. La moléculture est donc la culture de molécules. Ce mode de production vise l’obtention de composés qui pourraient éventuellement être intégrés dans la fabrication de produits pharmaceutiques (vaccins, médicaments,...) et de matériaux divers . La moléculture végétale pourrait, entre autres, permettre une réduction importante du coût de production de molécules en comparaison des coûts actuels de production à l’aide des bioréacteurs industriels et la production de molécules dans des conditions sanitaires accrues.
Le tabac, le maïs, la pomme de terre et la luzerne sont parmi les espèces actuellement utilisées aux fins de la recherche en moléculture. Une fois modifiés, ces végétaux seront capables de produire facilement de nombreuses molécules complexes.
Les molécules produites sont le plus souvent des protéines destinées principalement à un usage pharmaceutique , comme les anticorps et l’interleukine humaine qui agit contre le cancer . D’autres serviront de biomatériaux , d’huiles industrielles et de plastiques biodégradables . À court terme, c’est la production d’anticorps qui devrait susciter la plus forte demande .
Des protéines humaines peuvent être produites par des bactéries, des levures, des cellules en culture, des animaux et des plantes dont le patrimoine héréditaire a été modifié en vue de la production de ces protéines. On parle d'animaux ou de plantes transgéniques. Le terme OGM, organismes génétiquement modifiés, s'applique habituellement aux plantes.
L'hormone de croissance humaine a été la première protéine d'intérêt thérapeutique à être produite par une plante transgénique, le tabac, en 1986. Depuis lors diverses autres protéines comme l'interféron alpha, l'érythropoïétine, l'albumine sérique, des anticorps, des enveloppes protéiques de virus, des toxines, ont été produites par le tabac ou d'autres plantes comme la tomate, la pomme de terre, le maïs.
L'avantage des plantes, par rapport aux autres organismes, est de pouvoir produire de grandes quantités de protéines. La production de protéines par les plantes est appelée en anglais "molecular farming", agriculture moléculaire.
Quelle que soit leur source de production, les protéines synthétisées doivent généralement avant d'être utilisables subir une isolation et une purification, voire des modifications post-translationnelles (post-traductionnelles). Cependant il paraît théoriquement possible d'administrer une protéine, un vaccin par exemple, en consommant des tomates ou de bananes génétiquement modifiées en vue de la production de cette protéine.
Cette production par les plantes de protéines humaines recombinantes ouvre de nouvelles perspectives en matière de plantes médicinales, mais il faudrait veiller à éviter la dissémination de ces OGM pharmaceutiques dans la chaîne alimentaire !
Ce n'est pas le cas
Aux USA ,selon la « Pew Initiative » sur les biotechnologies et l'alimentation, la réglementation courante de l'APHIS permet la commercialisation d'une plante génétiquement modifiée sans une autorisation préalable de l'agence et sans une notification publique. Les promoteurs n'ont pas besoin de déposer une déclaration avant qu'ils ne produisent une plante dans un but commercial. Les promoteurs ont la possibilité de cultiver des plantes à une échelle commerciale sous notification ou autorisation d'expérimentation au champ, même sur les plantes qui peuvent présenter des risques identifiables pour l'environnement ou pour la santé humaine
Les moyens de production agronomique sont autorisés comme « expérimentations au champ », mais la localisation de tels moyens est classée comme « information commerciale confidentielle » et elle n'est pas divulguée à la population vivant dans les alentours, même si les gènes et les produits [élaborés] sur ces sites peuvent facilement contaminer d'autres cultures, les nappes phréatiques et les eaux de ruissellement. Il ne semble pas qu'il existe un moyen direct de se renseigner sur les localisations de ces moyens de production
Un riz OGM avec des gènes humains vient d’être autorisé aux États-Unis. Ce riz OGM va servir à produire un produit pharmaceutique contre la diarrhée. Par contre, Le risque est que ce riz OGM contamine le riz destiné à la consommation comme ça déjà été le cas.