echos logiques

O.G.M
Les OGM pharmaceutiques

Les souches bactériennes ou les cellules d'animaux en culture sont des organismes génétiquement modifiés en vue de produire des médicaments.

Mais le métabolisme des bactéries limite le nombre de transformations protéiques possibles.
Des TRAVAUX sont en cours sur les végétaux et les animaux, dont le métabolisme est plus proche de celui de l ’être humain, afin d ’évaluer les différences biologiques.

Des plants de tabac synthétisent de la lipase, une enzyme permettant de combattre les troubles liés à la mucoviscidose.

Par ailleurs l ’INRA mène des recherches concernant la production de médicaments notament contre l ’emphysème pulmonaire par des lapines.

L'utilisation d'OGM en tant que source de médicaments répond non seulement à des considérations économiques (les « productions biologiques » sont plus rentables que les productions pharmaceutiques traditionnels) mais aussi médicales : l ’utilisation de tissus humains ou animaux comporte un risque de transmission d ’agents pathogènes (quant aux virus végétaux ils n ’ont aucun effets sur l ’être humain).

On se souvient que des malades ont contracté la maladie de Creutzfeldt-Jakob à la suite d ’un traitement par une hormone de croissance provenant de tissus infectés. Les OGM, construits sur mesure pour produire une substance particulière, ne comporte aucun risque de ce genre.

cochons hybrides

Des scientifiques coréens ont créé un cochon génétiquement modifié dont les organes pourraient être transplantés sur des patients humains.

Les scientifiques du monde entier travaillent sur l’utilisation d’organes d’origine animale pour répondre à la pénurie d’organes pour les transplantations humaines, l’un des grands problèmes de la médecine. De nombreuses équipes de chercheurs tentent ainsi de produire en masse ces cochons hybrides capables de produire des parties d’organes “humanisés” (cellules de Langerhans du pancréas, valves cardiaques, coeurs, etc.). Mais il reste à prouver que ces organes puissent être transplantés sur des patients humains sans aucun risque.

Le cochon est potentiellement un bon candidat pour servir de donneur d’organes mais la principale difficulté pour greffer des organes sur des patients humains vient d’une molécule de sucre à la surface des cellules qui provoque une réaction de rejet par le système immunitaire de l’homme. La molécule appelée “alpha 1,3 galactose” ou “alpha gal” présente sur l’ensemble des cellules animales non primates est reconnue par le système immunitaire humain et cela en dépit de traitements immunodépresseurs visant à empêcher le rejet de greffon. L’organe animal transplanté ne survit généralement que quelques heures. Les chercheurs coréens ont produit un porcelet “GAL-knockout”, qui ne produit pas l’alpha gal et serait donc “invisible” pour le système immunitaire. La technique n’est pas nouvelle puisqu’elle a déjà été utilisée par le passé par des chercheurs de l’université de Harvard (Etats-Unis). Les chercheurs coréens pensent avoir améliorer la technique.

Le porcelet produit pourrait être utilisé pour créer une nouvelle race de cochons génétiquement modifiés dépourvus d’alpha gal, ce qui augmentera les chances de produire des organes immuno compatibles dit “humanisés”, indiquent les scientifiques.

Les chercheurs espèrent débuter des essais cliniques chez l’homme à l’horizon 2012 avant de pouvoir utiliser commercialement ces mini-cochons génétiquement modifiés vers 2017.

Sources : BE Corée numéro 47, AFP et KoreaTimes

En santé humaine, les micro-organismes transformés permettent de produire des protéines indispensables, auparavant elles étaient obtenues par extraction : insuline, hormone de croissance, facteurs sanguins de coagulation ou anticorps.

Le risque principal était lié à la transmission de maladies. Ainsi, l’insuline recombinante produite par une bactérie a ouvert aux diabétiques des perspectives nouvelles. Abondante, mieux tolérée que l’insuline de porc parce que d’origine humaine, elle a, de plus, été améliorée pour leur rendre la vie plus facile.

Plus généralement, les micro-organismes transformés présentent des avantages majeurs pour l’industrie pharmaceutique :

Les sites internet sur les OGM

- le gouvernement français : http://ogm.gouv.fr.
- la Commission européenne (DG Santé & Protection du Consommateur) : http://ec.europa.eu/food/food/biotechnology/index_fr.htm
- l'industrie : le site portail commun au GNIS, à l'UIPP et la FOP) : http://www.ogm.org et le site de l'association DEBA, créée par les entrerprises de biotechnologies
- les associations écologistes : Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace France
- les associations de consommateurs : CLCV, UFC Que Choisir, UFCS
- les autres acteurs de la société civile : ATTAC national, les Faucheurs volontaires, Rés'OGM Info, l'information sur les OGM en Rhône-Alpes, BEDE (Bibliothèque d'Echange de Documentations et d'Expérience), le Comité de Recherche et d'Informations Indépendantes sur le Génie génétique (CRII-GEN), le réseau Biocoop; le site sur la biosécurité en Algérie, et Alerte OGM
- les syndicats agricoles : la Confédération paysanne, la Coordination rurale, FNAB (Agriculture biologique), FNSEA
- les instituts de recherche publique : Cirad (et son Quizz OGM), Inra

Autres sites importants :

- La Convention sur la Diversité Biologique
- Le Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques
- Food and Agriculture Organisation (FAO) : peser le pour et le contre
- FAO : Dossier OGM, 2001
- FAO et OMS : portail sur la sécurité sanitaire des aliments
- Organisation mondiale de la santé : dossier OGM
- Codex alimentarius