La conférence de l'ONU sur la lutte contre le réchauffement climatique est parvenue samedi à un accord
L'accord stipule que le processus de négociations qui fixera les suites à donner au protocole de Kyoto devra être lancé "dès que possible et pas plus tard qu'avril 2008". La première phase de Kyoto expirant en 2012.
Devant les délégués désolés le responsable de l'ONU, Yvo de Boer , à éclaté en sanglots et devant le monde entier l'amérique a gâché un espoir.
Sans doute,un accord a été signé , sous peine de constater un échec cinglant. Le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel et le négociateur américain Harlan Watson ont d'ailleurs tous deux affirmé leur confiance sur l'issue de la conférence. Ils représentaient les deux parties en contradiction à Bali. Restait à s'accorder sur le contenu de cet accord. Certaines associations écologistes pensent que l'Union européenne baissé peu à peu ses exigences.
A la place, l'accord souligne "l'urgence" en termes très vagues et renvoie par une note en bas de pages aux travaux GIEC. Ce qui "doit nous éviter de dépasser les 3°" de réchauffement, estime le climatologue français Jean Jouzel. "Avec ça on va pas cuire, mais on va chauffer !"
Les Etats-Unis, qui exigeaient des engagements supplémentaires de la part des pays en voie de développement, ont failli faire capoter la conclusion de l'accord. Ils ont été soumis à un feu de critiques et de demandes insistantes pour qu'ils changent leur position. Ils n'en restent pas moins le seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié Kyoto.
Mais l'accord de Bali a la vertu de les enrôler dans les efforts à venir en les invitant à des "actions" plutôt qu'à des engagements.
Pendant plusieurs heures, les protagonistes ont cru que la conférence allait se terminer par un échec. Finalement, l'accord a été obtenu à l'issue d'un marathon nocturne, qui a duré 7 heures.
Auparavant, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, revenu le jour même , avait tancé les délégués: "Franchement, je suis déçu par le manque de progrès... mais il se fait tard, il est temps de prendre une décision, vous avez dans vos mains la capacité d'apporter au monde une issue positive à cette conférence", avait-il ajouté. Yvo de Boer, le responsable de la lutte contre le changement climatique à l'ONU, épuisé par deux nuits blanches d'affilée, a craqué à la tribune. Il a quitté la salle de la conférence en sanglots, avant d'y revenir
Les 187 pays présents depuis 2 semaines à Bali pour la treizième conférence des Parties à la Convention Climat et la troisième Conférence des parties au Protocole de Kyoto se sont mis d'accord samedi 15 décembre sur le lancement officiel des négociations pour la relève du défi climatique post 2012. Des décisions stratégiques et des questions techniques complémentaires ont également fait l'objet de nombreuses décisions.
au titre de la Convention et qui constitue la feuille de route , comprend un agenda clair sur les thèmes principaux qui devront être négociés d'ici à 2009 .
Une référence aux différents scénarios de réduction du quatrième rapport du Giec sur l'atténuation est faite en préambule ( pages 39 et 90 du Rapport technique et page 776 du Chapitre 13).
Dans la partie opérationnelle de la décision, le paragraphe 1 prévoit pour le volet « atténuation » des actions nationales d'atténuation mesurables et reportables pour les pays en développement, distinctes des engagements de réduction quantifiés des pays développés.
Ces négociations qui devront aboutir sur un accord en 2009 assurent que ce nouveau cadre de travail devra être mis en oeuvre dés 2013, faisant ainsi suite immédiatement à la première période d'engagement du Protocole de Kyoto.
Les principes sont ainsi mis en place pour la négociation des deux ans à venir. Les parties ont en effet enfin accepté que ce processus se termine en 2009 à Copenhague, et qu'il soit mené dans un « groupe de travail ad hoc sur l'action de coopération à long terme sous la Convention », qui se réunira quatre fois en 2008, dont une première fois en mars-avril pour arrêter son programme de travail. Le travail de ce groupe sera informé par les autres processus de la Convention et du Protocole et les processus externes à la Convention.
Concernant le Groupe ad hoc sur les engagements futurs des pays industrialisés, le texte final dispose que le groupe devra conclure ses travaux fin 2009, en même temps que les travaux de la « feuille de route de Bali ». Un compromis a été accepté par l'ensemble des Parties sur la base d'un texte qui maintient entièrement la référence à la fourchette, reprenant les références aux rapports du GIEC en note de bas de page, de la même manière que cela avait été fait pour la feuille de route de Bali. Les références au pic des émissions sous 10-15 ans, et à la nécessité de diminuer de moitié les émissions mondiales d'au moins 50% en 2050 par rapport aux niveaux de 2000, figurent également dans le texte.
Des décisions stratégiques ont également abouti notamment sur les transferts de technologie, les réductions d'émissions issues de la déforestation évitée et le lancement du fonds d'adaptation. Elles représentent des solutions essentielles et diverses pour favoriser le respect de l' objectif ultime de la Convention .
Réduction des émissions dues à la déforestation La décision met en avant des messages forts : nécessité d'agir rapidement via des actions pilotes, de renforcer les capacités des pays en développement, de faire financer ces actions par les pays développés, de continuer les travaux jusqu'à la COP14 pour préciser les modalités indicatives des actions de lutte contre la déforestation. La dégradation des forets, qui touche notamment les forets d exploitation non soumises a un plan d aménagement dans le Bassin du Congo, a été intégré a part entière dans ce texte, sous la pression des pays du Bassin du Congo et l action volontaire de la France, qui a réussi a modifier la position européenne, initialement frileuse sur le sujet. Les questions de rémunération du maintien, voire de l'accroissement des stocks de carbone, demandes par de nombreux pays en développement / dont l'inde et la Chine, seront traitées d'ici 2009. A noter également l'annonce du lancement, le 12/12, du Forest carbon partnership facility de la Banque mondiale (fonds de lutte contre la déforestation, dans lequel la France contribuera pour 5 millions de dollars) et celle de la Norvège sur son financement de près de 380 millions d'euros pendant 5 ans, soit près de 1 900 millions d euros.
Les points essentiels de l'accord sur les technologies sont les suivants : la reconstitution d'un groupe d'experts international sur les technologies avec un mandat élargi et un avant-projet de programme de travail relativement ambitieux ; la mise en place d'indicateurs de performance relatifs à la mise en œuvre effective des transferts ; un accord financier sur la base d'un programme stratégique interne au Fonds pour l'environnement mondial (FEM)
Un accord a enfin été trouvé sur la gestion de ce fonds alimenté par un prélèvement à hauteur de 2% sur les projets de mécanismes pour un développement propre qui sera donc confiée au Fem pour 3 ans renouvelables . Les présidents et vice président du Bureau de ce fonds devront être issus à la fois d'un pays de l'Annexe I et d'un pays non Annexe I. Le système de vote sera celui d'1 pays pour 1 voix et sur les décisions devront être prises a la majorité des 2/3, avec un quorum à la simple majorité.
Aucune discussion sur le sujet des soutes internationales n'a pu se faire a cause de l'opposition de l'Arabie saoudite. Le sujet reste cependant a l'ordre du jour du SBSTA. Les discussions sur la mise en oeuvre du MDP et de la MOC ont été globalement positives. Sont à noter en particulier : la demande au comite exécutif du MDP d'être plus transparent et notamment de mieux justifier ses décisions, ainsi que de terminer en priorité la réalisation d'un manuel de validation et de vérification ;afin d'obtenir une répartition géographique plus équitable des projets, il a été décidé de supprimer le paiement de tous les frais administratifs pour les projets situés dans les pays les moins avancés ; le seuil pour la définition des petits projets puits a été augmenté de 8 a 16 kt CO2 par an. la méthodologie sur les petits projets améliorant l'utilisation de la biomasse non renouvelable a été acceptée. La demande de la Chine d'inclure la destruction de HFC 23 dans les installations nouvelles de HCFC 22 a ete reportee au prochain SBSTA. Le sujet le plus discuté a été l'integration de la séquestration géologique du carbone dans le MDP : les travaux se poursuivront avec l'envoi de soumissions aux prochains SBSTA.
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