

Conscients du problème que pourrait poser le changement climatique à l’échelle du globe, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont créé, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont peuvent faire partie tous les membres de l’ONU et de l’OMM.
le Prix Nobel de la Paix 2007 a été décerné conjointement à L'américain Al Gore et au GIEC
L'ancien vice-président de Bill Clinton et candidat démocrate malheureux à la Maison Blanche en 2000, est revenu sur le devant de la scène l'an dernier avec son livre et son film documentaire "Une vérité qui dérange".
Primé deux fois aux Oscars, le film contribue à vulgariser un sujet complexe et à mobiliser l'opinion publique
Le prix Nobel de la Paix leur est décerné conjointement "pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements", a expliqué à Oslo le président du comité Nobel norvégien, Ole Danbolt Mjoes.
Ses rapports fournissent un solide socle de connaissances aux décideurs politiques. L'attribution du Prix Nobel de la Paix à Al Gore et au GIEC lance un signal fort à la communauté internationale à quelques semaines de la conférence de Bali qui aura lieu début décembre et qui doit convenir de nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre aprés 2012, au terme de la première phase du protocole de Kyoto.

L’une des principales activités du GIEC consiste à procéder, à intervalles réguliers, à une évaluation de l’état des connaissances relatives au changement climatique. Le GIEC élabore aussi des rapports spéciaux et des documents techniques sur des sujets qui nécessitent des informations et des avis scientifiques indépendants et contribue en outre à la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) par ses travaux sur les méthodes à appliquer pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.
Le GIEC se compose de trois groupes de travail et d’une équipe spéciale :

Il est hasardeux de faire le résumé d'un résumé,néanmoins une angoisse se dégage de ce rapport:
Les concentrations mondiales actuelles de dioxyde de carbone, de méthane et de protoxyde d’azote ont crû de façon notable par suite des activités humaines depuis 1750 et dépassent maintenant largement les valeurs préindustrielles
Déterminées à partir des carottes de glace couvrant plusieurs milliers d’années , Les augmentations du dioxyde de carbone sont principalement dues à l’utilisation des combustibles fossiles et au changement d’utilisation des terres, tandis que ceux du méthane et du protoxyde d’azote sont principalement dus à l’agriculture industrielle.

ite missa est (La messe est dite) : Le GIEC a accompli l’essentiel du but fixé : evaluer et alerter sur les conséquences possibles des émissions de gaz à effet de serre ; mais les membres du GIEC NE PEUVENT PAS apporter plus de précision à cet avis .
Ce Groupe est chargé d'évaluer les conséquences des changements climatiques, d'analyser la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et de proposer des stratégies d'adaptation.
Les experts s'appuient sur plusieurs milliers d'études pour évaluer les impacts du changement climatique et les risques encourus : montée du niveau des océans et inondations, sécheresse et ressource en eau, évolution de l'agriculture, disparition et migration de certaines espèces animales et végétales, extension de certaines maladies comme le paludisme...
Mais les fourchettes des modèles se sont élargies au lieu de se resserrer. Ce phénomène est appelé à s’aggraver à mesure que les modèles vont se complexifier, soit en résolution de maille et en approche des phénomènes turbulents de surface / couche-limite, soit en les combinant avec les modèles glaciologiques ou ceux des cycles du carbone
• Les points les plus importants pour l’évolution des températures de surface (rétroactions de la vapeur d’eau, du gradient thermique, de la nébulosité) n’ont connu aucune avancée décisive.depuis les premiers modèles d’équilibre énergétique (EBM) ou de radiation-convection (RCM), la fourchette de la sensibilité climatique est restée la même, ou presque
L'approximation de phénomènes trop complexes ou chaotiques ne peut pas être résolue numériquement.
En dehors de quelques bases indiscutables, les modèles donnent des réponses très divergentes en hydrologie (précipitations, sécheresses) comme en circulation atmosphérique régionale,

Pour parvenir à la synthèse, certains points ont fait l'objet de frictions et de tractations:
Parmi eux, les coûts et les niveaux d'émissions de gaz à effet de serre tolérables, le rappel par les pays en développement de la responsabilité historique des nations industrialisées dans les émissions mondiales de CO2 et le nucléaire.
Pour tenir l'objectif de 2 degrés, les spécialistes jugent nécessaire une réduction de 50 à 85% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d'ici à 2050 et soulignent que la technologie pour ce faire est déjà disponible.
La fourchette des niveaux de stabilisation évalués pourrait être atteinte par le déploiement d'un éventail de technologies qui sont sur le marché aujourd'hui, et de celles dont on attend la commercialisation dans les décennies à venir, pourvu que les incitations appropriées soient en place pour les investissements, pour la réduction des coûts et pour la poursuite du développement et du déploiement d'un large éventail de savoir- faire. Ceci demande que les obstacles au développement, à l'acquisition, à la diffusion et au déploiement des technologies soient effectivement traités.


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