TCHERNOBYL,Il y a 20 ans ,
nous reste-t-il encore 20 ans?
Aujourd'hui, la Nouvelle Zemble est une île désolée,Au total il y fut executé 132 tests, pour 273 mégatonnes, cela représente en poids, 94 % de tous les essais soviétiques .
Aujourd'hui encore la dose moyenne d'incorporation du césium est dix fois plus élevée que la norme au-delà du 60ème parallèle.De plus, la compagnie navale de Mourmansk et la flotte militaire russe y ont déposé 11000 containers de déchets radioactifs, 15 réacteurs retirés (?) des sous-marins nucléaires et du brise-glace "Lénine", et 5 autres réacteurs officiellement "immergés" ?
La morbidité par cancer a augmenté de 20 fois entre 1978 et 1991. Si on examine le bilan sanitaire particulièrement bien fait pour la ville d'Arkhangelsk, pour la même période, l'augmentation des cancers est de 1,6 fois, les affections hématologiques malignes 2,3 fois et du système endocrinien 3 fois, ceci pour tous les habitants confondus, immigrés récents du sud compris.
17 janvier Au cours d'un ravitaillement de carburant en vol au large de Palomares, en Espagne, le nez d'un avion-citerne américain KC-135 percute un bombardier B-52. 151 hl de carburant s'enflammèrent, tuant 8 membres d'équipage. Deux bombes nucléaires se fissurèrent, dispersant des particules radioactives jusqu'aux fermes situées à 1,6 km des côtes. Une bombe toucha le sol et resta presque intacte près de Palomares. La quatrième bombe fut perdue au large des côtes. Une fouille de 80 jours impliquant 3000 hommes et 38 vaisseaux de la NAVY permit à un sous-marin ALVIN de la retrouver à 869 mètres de profondeur à 8 km du rivage. Durant le nettoyage consécutif, 1400 tonnes de sol légèrement contaminés furent expédiés vers le centre de retraitement de Savannah River Plant à Aiken, en Caroline du Sud.
Les plants de tomates contaminés furent quant à eux enterrés ou brûlés. L'Espagne n'ayant pas édictée de mesures en cas d'accident nucléaire, les États-Unis en concertation avec l'Espagne appliquèrent les recommandations utilisées au Nevada Test Site concernant le plutonium et les autres substances radioactives.
Aujourd'hui encore certaines zones restent contaminées. Selon un rapport de la Defense Nuclear Agency (DNA) de 1975: "Palomares demeure l'un des quelques sites dans le monde servant de laboratoire expérimental, probablement le seul offrant un regard sur une zone agricole".
Septembre Feu de plutonium à Livermore, Californie.
5 octobre Sur le rivage du lac Érié près de Monroe, Michigan. Un dysfonctionnement du système de refroidissement au sodium du réacteur nucléaire de démonstration d'Enrico Fermi causa une fusion partielle du coeur. La radiation fut contenue. Personne n'était à l'intérieur à ce moment-là. Les employés réussirent à éteindre manuellement le réacteur de 200 MW. Il fut remis en service en octobre 1970.
21 janvier un bombardier B-58 de l'USAF contenant 4 bombes H s’écrase près de la base de Thule AFB en Arctique, déclenchant l'explosion de l'enveloppe extérieure d'au moins une des bombes. Il y eut une détonation qui pulvérisa des fragments de plutonium et d'autres substances radioactives le long d'un couloir large de 100 mètres de part et d'autre de la trajectoire de l'avion. Un membre d'équipage fut tué dans le crash. L'histoire sera tenue secrète. Des opérateurs radar découvrirent qu’une bombe H portant le numéro de série 78252 était manquante. Elle aurait traversé la croûte de glace et se serait retrouvée au fond de la mer de Thulé.
Ce crash conduisit à une crise diplomatique entre les États-Unis et son allié danois car à l'époque celui-ci était responsable des affaires étrangères, de la sécurité et de la défense du Groenland, et avait interdit les armes nucléaires sur son territoire, y compris au Groenland. Quelques jours après l'incident, Robert Mc Namara, le Secrétaire de la Défense américain ordonna le retrait des armes nucléaires lors des missions d'alerte aéroportées. Les exercices d'alertes eux-mêmes seront par la suite écourtés et plus tard suspendus, évitant ainsi tout risque d'accident. La bombe fut finalement retrouvée en avril 1968.
Le réacteur Lucens en Suisse. L'éclatement d'un tube de force provoqua une impulsion de courant et le réacteur (un petit appareil expérimental construit dans une caverne rocheuse) explosa. Il fut totalement détruit. La majeure partie des substances radioactives fut contenue dans la caverne.
Saint-Laurent-des-Eaux, Loir-et-Cher, en France. Un accident entraîne la fusion de cinq éléments combustibles dans le réacteur A1. Lors du déchargement, les opérateurs ont ordonné de charger un canal d'Uranium et de graphite. Le réacteur est resté 1 ans a l'arrêt pour un coût de 20 millions de nouveaux francs.
12 avril dans l'océan Atlantique. Un sous-marin nucléaire d'attaque de la marine soviétique, de classe November, fait apparemment l'expérience de problèmes avec son système de propulsion nucléaire. Les hommes d'équipage tentent d'accrocher un câble de remorquage à un navire de la marine marchande soviétique, mais ils échouent. Le sous-marin coule, tuant 52 hommes.
18 décembre Le test souterrain Baneberry libère 250 PBq de radioactivité par une fissure dans la roche.
19 novembre Dans une centrale nucléaire à Monticello, Minnesota, un réservoir d'eau déborde, relâchant 190 m³ d'eau radioactive dans le Mississippi. Des matières radioactives entrent plus tard dans le système d'arrivée d'eau de St. Paul.
12 décembre Dans la Thames River près de New London, Connecticut, de l'eau de refroidissement radioactive est transférée du sous-marin américain USS Dace à l'USS Fulton lorsque 1900 L d'eau contaminée se répandent dans le cours d'eau.
L'usine de retraitement des combustibles nucléaires à West Valley, New York, ferme après 6 ans de fonctionnement. Elle laisse derrière elle des réservoirs contenant 2300 m³ de déchets hautement radioactifs, qui contaminent par la suite le lac Érié et le lac Ontario.
mois de mars En Alaska, un contrôle de routine d'une centrale nucléaire indique la présence de radioactivité dans le réseau d'eau du bâtiment (comprenant notamment le point d'eau potable) qui a été interconnecté avec un réservoir de 11 m³ de dêchets radioactifs.
mois de décembre Un feu important et deux explosions dans une usine de fabrication de plutonium à Pauling, New York, provoquent la contamination du complexe et des sols, et entraînent la fermeture définitive du site.
28 mai La Commission de l'Energie Atomique déclare que 12 "événements anormaux" en 1973 ont libéré de la radioactivité "au-dessus des niveaux autorisés" autour de différentes centrales nucléaires.
22 mai Un feu dans le réacteur nucléaire de Brown's Ferry situé à Decatur, Alabama, sur la rivière Tennessee, provoque une baisse très inquiétante des niveaux d'eau de refroidissement.
mois d' Octobre dans l'Apra Harbor de l'île de Guam. L'USS Proteus, un navire décharge de l'eau de refroidissement radioactive.
30 novembre Snovosi Bor, en Russie, le réacteur n°1, le prototype du réacteur RBMK 1000, subit une défaillance de la machine de chargement, un début d'excursion de puissance et une fusion à 50% du coeur, la ventilation rejete 131000 curies d'iode contaminant un territoire de 25Km², aucune action de protection des habitants n'est entreprise.
près des côtes du Kamchatka, en Russie. Le sous-marin soviétique K-171 largue accidentellement une ogive nucléaire. Après une fouille impliquant des douzaines de navires et avions, l'ogive fut retrouvée.
24 janvier nord-ouest du Canada. Le satellite de surveillance soviétique à propulsion nucléaire Cosmos 954 s'écrase. À la suite du crash, une énorme quantité de radioactivité se répand sur une surface d'au moins 124 000 kilomètres carrés dans une zone qui s'étend du grand lac des Esclaves jusqu'au nord de l'Alberta et de la Saskatchewan.
22 mai près de Puget Sound, Washington. À bord de l'USS Puffer, un sous-marin nucléaire, une soupape fut ouverte par erreur, relâchant pas moins de 1 900 litres d'eau radioactive.
28 mars> Middletown, Pennsylvanie. Un réacteur de la centrale nucléaire de Three Mile Island fond, et des gaz radioactifs sont dégagés en grande quantité, suite à divers dysfonctionnements. L'accident de Three Mile Island se classe au niveau 5 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).
16 juillet près de Church Rock, Nouveau-Mexique. Les parois d'un bassin de déchets radioactifs se brisent, laissant s'échapper une grande quantité de déchets.
29 septembre Le gouverneur Bruce Babbitt en Arizona ordonne aux gardes nationaux de nettoyer l'usine American Atomics de Tucson, qui d'après lui fuyait. À la cuisine de l'école publique d'en face, 300 000 dollars de nourriture ont été contaminés par du tritium radioactif ; les gâteaux au chocolat avaient 56 nCi par litre, deux fois et demi la limite de sécurité.
13 mars centrale nucléaire de Saint-Laurent, dans le Loir-et-Cher, en France. Un accident conduit à la fusion de deux éléments combustibles du réacteur A2 filière UNGG (uranium naturel, graphite-gaz) d'une puissance de 515 MWe. La plaque métallique de maintien des capteurs de pression du réacteur vient, à la suite de phénomènes de corrosion, obstruer une douzaine de canaux du bloc de graphite, ce qui empêche le bon refroidissement du cœur et provoque la fusion de deux éléments combustibles. Gravement endommagé, le réacteur est indisponible pendant deux ans et demi environ. C'est l'accident nucléaire le plus grave jamais répertorié pour un réacteur en France (niveau 4 selon l'échelle INES).
incendie d'un silo à l'usine de retraitement de La Hague, en France. L'accident est classé au niveau 3 de l'échelle INES.
10 août dans la baie de Chazma, près de Vladivostok. Explosion du réacteur nucléaire d'un sous-marin expérimental soviétique (projet 570) lors de sa recharge. Dix hommes d'équipage meurent sur le coup. L’explosion projeta des particules de matériel à plusieurs kilomètres. Plus de 100 000 curies de radioactivité furent mesurés alentour et il fallut plus de deux heures pour éteindre l’incendie. Un vaste secteur reste non dépollué et est toujours ouvert aux activités humaines. Les 2 000 habitants de la baie n'ont jamais été évacués. Le sous-marin et ses matériaux radioactifs reposent toujours au fond de la baie, sous plusieurs mètres de sédiments.
26 avril catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine. Accident de niveau 7 selon l'échelle INES qui correspond à l'accident le plus grave qui puisse être mesuré par cette échelle.
dans la ville de Goiânia (État de Goiás, Brésil). Un appareil de radiothérapie, abandonné dans un ancien hôpital, est récupéré par des ferrailleurs pour la revente du métal au poids. Le césium 137, produit actif de l'appareil, est dispersé. Les gens jouent avec, attirés par la lumière bleue qu'il émet.
Au moins quatre personnes décédent dans les 75 jours après la découverte, 249 personnes présentent des contaminations importantes, 49 hospitalisations, dont 21 en soins intensifs, et 600 personnes sont encore sous surveillance médicale en 2003. Cet accident a été classé au niveau 5 sur l'échelle INES.
17 décembre un accident grave s'est produit à la centrale nucléaire de Biblis en Allemagne. L'accident nucléaire fut divulgué seulement un an après dans un article de la revue spécialisée américaine (Nucleonic Weeks). L'accident a été évalué au niveau 2 de l'échelle INES.
19 octobre incendie à la centrale de Vandellos en Espagne. Cet accident, qui est le plus grave en Europe après Tchernobyl, est classé au niveau 3 de l'échelle INES. Le déchargement du coeur n'a pu commencer qu'en avril 1991 et a duré 6 ans, pour un coût estimé aux environs d'un milliard de francs. Le gouvernement espagnol a décidé la fermeture définitive du réacteur en novembre 1992 après qu'une fuite d'effluents liquides radioactifs aie pollué le canal voisin. En février 1996, 15 personnes sont contaminées par inhalation d'américium 241 alors qu'elles vident les piscines de combustible de la centrale.
25 octobre Snovosi Bor, en Russie, près de St Péterbourg, sur le réacteur n°3, un RBMK, une vanne d'arrivée d'eau d'un des 1660 tubes de force se ferme, destruction de l'éléments de combustible et du tube de force.
30 septembre Tokaimura, à 160 km de Tokyo au Japon. Accident de niveau 4 selon l'échelle INES. L'introduction dans une cuve de décantation, suite à une erreur humaine de manipulation, d'une quantité anormalement élevée d'uranium (16.6 kg) dépassant très largement la valeur de sécurité (2,3 kg), est à l'origine de la réaction de criticité. Cet accident de criticité a exposé plus de 600 riverains à des radiations importantes et tué au moins deux des ouvriers de la centrale ;
A 21h, soit 11 heures après le début de l'accident, les autorités décrètent le confinement des populations dans un rayon de 10 km. L'enquête sur l'accident de Tokaimura a montré que les ouvriers de l'usine, gérée par l'entreprise JCO, violaient de façon régulière les procédures de sécurité, allant jusqu'à mélanger l'uranium dans des bassines pour aller plus vite (AP,27/04/2000)
27 décembre Montée des eaux de la Gironde pendant la tempête de 1999, des vagues franchissent la digue de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde). L’un des principaux problèmes mis en évidence par l’incident du 27 décembre est l’isolement de la centrale dans le contexte de la tempête (route coupée, absence de courants…). De plus, l'incident a permit de s'apercevoir que la plate-forme de l’îlot nucléaire est calée au-dessous de la côte majorée de sécurité (CMS) pour les sites de Belleville, Chinon, Dampierre, Gravelines, le Blayais et Saint-Laurent. En outre les sites de Fessenheim et de Tricastin sont implantés à proximité d’un canal dont la ligne d’eau est supérieure à la cote de leur plate-forme.
15 février Buchanan, New York. Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire d'Indian Point libéra une petite quantité de vapeur radioactive. C'est un dysfonctionnement du générateur de vapeur qui en était la cause.
mois de Juillet, près de Richland, Washington. Des feux touchent la décharge nucléaire très radioactive « B/C » de l'Hanford Site. Les déchets ne sont pas à la surface, mais sous terre. Aucune contamination aérienne n'a été détectée en dehors des limites du site.
12 août mer de Barents, au nord de la Norvège et de la Russie occidentale, Océan Arctique. Naufrage lors d'un exercice d'un sous-marin russe à propulsion nucléaire, le Koursk, avec 118 hommes à son bord.
26 octobre le bore-mètre du réacteur n°1 de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été rendu indisponible , car lors d'une opération de contrôle, un robinet permettant le fonctionnement de cet appareil de mesure en continu de la concentration en bore a été fermé par erreur, rendant cet appareil inopérant durant 35 min.
Deux autres incidents similaires avaient déjà été déclarés sur le site du Blayais les 30/05/97 et 03/09/98, avec des causes différentes d'indisponibilité de cet appareil. Compte tenu de cette répétition, traduisant une mauvaise prise de conscience de l'importance de ce dispositif de mesure, elle a été jugée comme une défaillance de la culture de sûreté des opérateurs de la centrale.
18 septembre un agent du site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) s’est jeté dans une piscine où étaient entreposés des combustibles irradiés.
10 avril un grave incident s'est produit à la centrale nucléaire de Paks (Hongrie), située à une centaine de kilomètres au sud de Budapest. Une fuite radioactive a vraisemblablement mis en danger la population environnante. Selon Istvan Kocsis, le directeur de la Centrale, la cause évidente de ce grave incident, qui a eu lieu pendant le nettoyage des piles de combustion, est une faute de planification du système de contrôle et de refroidissement produit et opéré par Framatome ANP (AFP, 12 mai 2003). Pour réparer le réacteur endommagé, la société russe TVEL a été préférée à Framatome ANP.
9 août Fukui, à 320 km au nord-ouest de Tokyo, au Japon. Un accident dans la centrale nucléaire de Mihama provoque la mort de cinq personnes et fait sept blessés. La cause de l'accident est une fuite de vapeur non-radioactive dans un bâtiment abritant les turbines du réacteur numéro 3. Les victimes ont été prisent dans ces jets de vapeurs brulantes. L'opérateur de la centrale reconnaît un défaut de surveillance de ses installations. La canalisation rompue ne remplissait pas les normes de sécurité. Les autorités locales ont annoncé qu'il n'y avait pas de fuites radioactives hors des installations où se trouvent les turbines ; c'est pourquoi, bien qu'il s'agisse de l'accident le plus meurtrier de l'histoire nucléaire du Japon, il sera probablement classé comme incident sur l'échelle INES, car ce n'est pas un accident nucléaire.
18 avril Sellafield, Angleterre. 83 000 litres (7000 m³) de combustible liquéfié fortement radioactif, contenant environ 20 tonnes d'uranium et de l'acide nitrique concentré se sont échappés d'une fissure dans un tuyau et se sont répandus dans une cuve en acier inoxydable contenant 200 kg de plutonium dans l'enceinte de l'usine de retraitement Thorp située à Sellafield. Le plutonium contenu dans la chambre étanche suffirait à lui seul pour produire au moins dix bombes nucléaires, L'enquête a montré que la fuite est restée inconnue pendant 9 mois. Selon les experts français de l'IRSN, il semble qu’un "excès de confiance" dans la conception de l’usine et qu’une culture de sûreté insuffisante soient à l’origine de ces défaillances
11 mars en Belgique, un opérateur de la société Sterigenics de Fleurus spécialisée dans la stérilisation d'équipements médicaux pénètre durant 20 secondes dans une cellule d'irradiation contenant une source scellée de cobalt-60 où aucune opération n'était en cours, les sources radioactives ayant été plongées dans une piscine sous 5 à 6 mètres d'eau en attendant la production. Trois semaines plus tard il éprouva quelques symptomes typiques d'une irradiation (vomissement, perte de cheveux). On estime qu'il reçut une dose élevée comprise entre 4.4 et 4.8 Gy suite à une défaillance du système de contrôle-commande hydraulique assurant le maintient de la source radioactive dans la piscine (l'épaisseur d'eau servant de bouclier biologique).
L'opérateur passera près d'un mois à l'hôpital avant de pouvoir rentrer chez lui. Aujourd'hui il souffre encore de séquelles (fatigue, etc) qui devraient s'atténuer et disparaître dans plusieurs mois. Après la mise sous scellé de la cellule concernée pendant près d'un mois, l'organisme gouvernemental de contrôle AFCN en collaboration avec les auditeurs privés d'AVN et le contrôle du bien-être au travail ont imposé à Sterigenics un programme d'actions incluant la mise en place de systèmes de sécurité hydraulique, électrique et mécanique redondants. Il s'agit d'un accident de Niveau 4 sur l'échelle INES.
25 juillet Suède, classé de niveau 2 sur l'échelle INES: défaillance d’un système de secours de la tranche 1 de la centrale de Forsmark ; par précaution, deux réacteurs de la centrale d'Oskarshamn sont fermés[3] [4].C'est le hasard qui a évité qu’une fusion du cœur ne se produise affirme, dans le quotidien allemand TAZ du 3 août, le spécialiste Lars-Olov Höglund : c'est lui qui a dirigé la construction de la centrale nucléaire de Forsmark, il connaît donc parfaitement ce réacteur. C’est l’évènement le plus dangereux depuis Three Mile Island et Tchernobyl a-t-il déclaré le 2 août au quotidien suédois Svenska Dagbladet.
Ole Reistad, directeur de l’institut norvégien de protection contre les rayonnements ionisants, explique lui aussi que, à Forsmark on est passé près de la catastrophe et près de la défaillance de la dernière barrière de sécurité, a-t-il déclaré au TAZ, une telle chose n’aurait jamais dû se produire. Suite à cet incident, le ministère allemand de l'Environnement va vérifier "le plus rapidement possible" si l'incident survenu la semaine dernière sur un réacteur nucléaire en Suède pourrait également se produire dans les centrales allemandes.
En 2005, l'AIEA avait déclaré : "La centrale nucléaire de Forsmark est une des plus sûres au monde et il devrait être possible de la faire fonctionner encore 50 ans".
6 février 2007, le Bloc 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (F) a été automatiquement arrêté suite à un incident sur une vanne d'isolement de la vapeur. Une soupape d'évacuation de vapeur se serait fermée à un moment inadéquat.
Cet arrêt n'a eu aucune conséquence sur la sûreté ou l'environnement, et selon EDF "concernait la partie non nucléaire de l'installation de l'unité de production".
9 avril 2007, un accident nucléaire de Niveau 1 s'est produit à la centrale de Dampierre (F). Suite à une défaillance électrique sur le réacteur N° 3, l'ASN a mis en place son organisation nationale de crise dans la nuit du 9 au 10 avril.
Les opérations de restauration du dispositif défectueux engagées par EDF ont conduit à lever le plan d'urgence interne le 10 avril à 8h15.
9 mai 2007, le réacteur N° 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (F) a du être arrêté suite à "une légère fuite sur une soupape d'un réservoir d'air comprimé" installé dans une zone non nucléaire, a déclaré la direction. Le réacteur devrait rester coupé du réseau pendant quelques jours, son arrêt allant être "mis à profit pour réaliser d'autres opérations de maintenance sur l'unité de production", a ajouté la direction.
16 juillet 2007 ,lors d' un séisme de magnitude 6.8 qui s'est produit au Japon à 10h13 locale, , De l'eau contenant des matériaux radioactifs s'est échappée de la centrale nucléaire de Kashiwazaki située à 250 km au nord de Tokyo,ont déclaré des responsables de la centrale.
Emissions de fumées d'un transformateur électrique dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki au Japon, après le séisme du 16 juillet 2007. Document AFP.
Des flammes et des nuages de fumée noire s'échappaient de la centrale nucléaire qui est la plus importante centrale du monde en termes de capacité de production d'électricité avec une puissance thermique de 4.5 GWe. Selon la télévision publique NHK, l'incendie s'est déclenché dans un transformateur électrique.
NHK a précisé que l'eau s'est déversée dans la Mer du Japon, mais que le niveau de radioactivité était inférieur au seuil de sécurité et que la fuite ne présentait aucune menace contre l'environnement. Rappelons que le Japon a édicté les règles de sécurité les plus sévères en matière nucléaire, d'autant plus nécessaires que la centrale est située dans un port qui abrite 100000 habitants.
Un responsable de la centrale a précisé que le sinistre a été circonscrit peu après midi.
Toutefois, le 17 juillet, les autorités ont reconnu que le séisme avait eu une intensité plus importante que la tolérance de la centrale prévue par les ingénieurs ! Ils ont notamment constaté qu'une centaine de fûts de matière radioactive s'étaient renversés dans la centrale. Une enquête est en cours. En attendant, suite au séisme,12000 personnes se retrouvent sans abri et ont été pris en charge par les autorités locales.