

UNE VRAIE RESPONSABILITE
La France, au milieu de l’Union , est le seul pays d’Europe à posséder de vastes territoires de nature situés dans 4 domaines bio-géographiques différents : atlantique, continental, alpin et méditerranéen.
Pour cette raison, l’hexagone occupe le premier rang de l’Europe pour la diversité des amphibiens (38 espèces d’amphibiens en France), des oiseaux (357 espèces dont environ 280 nicheurs), des mammifères (120 espèces) et pour l’ensemble des vertébrés. La France compte aussi 38 espèces de reptiles et 77 espèces de poissons d’eau douce, soit 630 espèces de vertébrés au total (données en 2000).
En mars dernier, le ministère de l’Ecologie a accordé des permis d’exploration à Total, GDF-Suez et à la firme américaine Schuepbach Energy LLC. Les sous-sols à explorer se trouvent dans des zones allant de Montélimar à Montpellier, en Ardèche et sous le plateau du Larzac.
La fin des réserves de pétroles encore facilement accessibles approche et les firmes pétrolières et gazières commencent à piocher dans les ressources plus difficiles d’accès ou moins rentables à exploiter au cours actuel de l’or noir. Au lieu de lutter contre le gaspillage énergétique et de diminuer la demande, les grands pétroliers veulent encore augmenter l’offre. Aux États-Unis, le gaz de schiste représente déjà entre 12 % et 20 % de la production totale de gaz : on parle de 30 à 50 % dans trente ans.
MAIS ....CAR IL Y A UN GRAND MAIS :si nos sous sols recèlent des milliards de mètres cube de gaz de schiste, ils ne sont pas faciles à extraire, et la technique pour les ramener à la surface est délicate et surtout très nuisible à l’environnement.
La fracturation hydraulique horizontale, ainsi que le pompage, nécessitent un puits tous les 200m, des quantités phénoménales d’eau additionnée de produits chimiques toxiques pour attaquer la roche, eau qui se trouvera ensuite aspirée en même temps que le gaz vers la surface et à travers les nappes phréatiques... Sur le plan environnemental, le gaz de schistes est au gaz naturel ce que les sables bitumineux sont au pétrole : un désastre environnemental, un saccage des terres agricoles, un coût d’extraction élevé, un gaspillage d’une ressource rare et la pollution de nos réserves en eau. Aux Etats-Unis, l’agence fédérale "Environmental Protection Agency (EPA)" a lancé il y a quelques mois une étude de fond, car des villes de divers Etats, dans le Wyoming ou la Pensylvanie, sont gravement touchées. Les habitants de Pavillion (Wyoming), par exemple, ne doivent plus boire l’eau du robinet, polluée au benzène, au 2-Butoxyéthanol et à d’autres toxiques liés à une exploitation voisine de gaz de schiste. Gasland, film documentaire sorti cette année aux Etats-Unis, montre les répercussions de la fracturation hydraulique sur les riverains des puits : maladie, nappes phréatiques polluées et même dans une scène hallucinante l'eau du robinet qui s'enflamme
Au CANADA des notes destinées au ministre des Ressources naturelles, et obtenues par La Presse canadienne, montrent que le gouvernement fédéral a été prévenu que l’exploitation des gaz de schiste pourrait faire augmenter les émissions de gaz à effet de serre, diminuer les réserves d’eau de source et empiéter sur les habitats naturels fauniques.
Enfin, si les projets de forage se concrétisaient, en 2020, ce sont 5,7 millions de tonnes de gaz à effet de serre qui seront générées par l’industrie québécoise du gaz de schiste, selon des estimations établies par Équiterre. La compensation carbone d’une quantité si importante d’émissions de gaz à effet de serre serait un défi assez difficile à relever comme le souligne Steven Guilbault, le coordinnateur général adjoint d’Équiterre.
Ces émissions représenteraient jusqu’à 35 % de l’objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre que s’est fixé le Québec pour 2020.
A ce sujet, une étude publiée par le professeur Robert W. Howarth de l’Université Cornell en 2010 constate qu’une fois calculé l’impact des émissions fugitives de méthane dans le cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les gaz de schiste seraient plus élevées que celles du charbon et du mazout.
au QUEBEC Lors d'une conférence de presse au parc national du Mont-Saint-Bruno, en Montérégie, pendant laquelle on a entendu à plusieurs reprises des huées provenant de citoyens inquiets, les ministres de l'Environnement, Pierre Arcand, et des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, ont annoncé que des audiences publiques auront lieu dans les régions touchées par l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste
La publicité de cette forme de production a été faite lors du rachat d’un spécialiste américain, XTO, par le géant pétrolier Exxon, en décembre 2009. Publicité d’autant plus grande que les montants proposés (40 milliards de dollars) sont ahurissants pour une telle société, dans un secteur encore jeune et concurrentiel. XTO a été créé en 1986, compte 3 000 salariés pour un chiffre d’affaire de 7,7 milliards de dollars et un bénéfice net de 1,9 milliards de dollars en 2008.
D’autres "majors" pétrolières ont également investi le secteur, en nouant des partenariats avec des "juniors".
La sécurité des approvisionnements, un des fils conducteurs de la politique étrangère chinoise, amène les pétrogaziers à s’intéresser à cette technologie pour le développement de sites nationaux. CNPC et PetroChina, sa filiale, ont ainsi noué des partenariats sur le long terme avec Shell afin de produire du gaz schisteux en Chine. En avril 2010, Sinopec et BP s’allient dans des projets de développement dans le Sichuan. Dans ces cas, les majors occidentales fournissent les technologies tandis que les entreprises chinoises détiennent les réserves à valoriser, ainsi que l’argent nécessaire aux investissements.
Par conséquent, les gaz schisteux sont vus comme une opportunité de développement pour des compagnies confrontées aux problèmes de nationalisme pétrolier et de raréfaction de la ressource. Plus globalement, les difficultés géologiques et géopolitiques inhérentes à l’exploration pétro-gazière renforcent la primauté donnée aux ressources non conventionnelles.
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Généthon : destiné essentiellement aux chercheurs et aux partenaires de Généthon, ce nouveau site (12/04/2002) se veut également accessible aux lycéens, étudiants et universitaires, comme aux journalistes spécialisés http://www.genethon.fr
Formation-Recherche : portail créé à l'initiative du ministère, en partenariat avec plusieurs associations impliquées dans la diffusion sur Internet d'informations destinées aux doctorants http://www.formation-recherche.info/
Evariste : le développement technologique au service des PME-PMI http://www.evariste.org
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