Association pour le Don d'Organe et de Tissus humains


Le CLONAGE

menaces

Clonage, mode d'emploi

Le clonage permet de reconstituer un embryon qui, une fois transplanté , pourra se développer à terme.

L'importance de la question éthique soulevée par l'application de cette technique à l'homme a rapidement conduit à distinguer le clonage reproductif du clonage non reproductif dit « clonage thérapeutique » se limitant à la production de cellules embryonnaires.

Le clonage reproductif humain fait maintenant l'objet d'une désapprobation quasi unanime dans le monde. Vu leur complexité, un long chemin reste à parcourir avant que le clonage thérapeutique puisse éventuellement devenir une réalité.

La révision des lois de bioéthique en France et la publicité faite aux résultats des recherches sur les cellules souches et l’embryon humain ont réactualisé certains débats sur la dignité humaine et le « statut de l’embryon ».

Savoir quand débute la vie humaine, et par conséquent, à partir de quand il y a lieu de la respecter comme telle, ne relève pas de la biologie.

par uni. strasbourg

savez-vous que...

Nouvel espoir dans le traitement du diabète insulinodépendant. Grâce à une autogreffe de cellules souches prélevées dans leur propre moelle osseuse, vingt-trois diabétiques volontaires ont pu se passer des piqûres quotidiennes d'insuline pendant quatorze à cinquante-deux mois d'affilée.

Un des diabétiques a même tenu plus de quatre ans sans injections, quatre patients pendant trois années de suite et trois autres pendant deux ans.

Les quinze patients les plus récemment recrutés qui ont bénéficié des dernières améliorations techniques apportées par l'équipe du Pr Richard Burt, de la Northwestern University de Chicago, dans l'Illinois, n'ont toujours pas besoin d'insuline dix-neuf mois après l'intervention.

soleil

Et tu propose quoi ?

le chercheur américain James Wilson (université de Pennsylvanie) dénonce l'engouement pour la thérapie cellulaire et notamment pour la recherche sur les cellules embryonnaires qu'il compare à celui dont la thérapie génique a fait l'objet dans les années 90 alors que celle-ci n'a donné aucun traitement.

soleil

qui contrôlera?

Dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique,

l'Académie nationale de pharmacie s'est prononcée pour que la recherche sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires humaines necessitent une autorisation sous contrôle

plutôt que l'actuel système d'interdiction assorti de dérogation pour cinq années.

Elle estime en effet que l'actuel système "risque de compromettre gravement la pérennité des recherches ou plus généralement de l'activité scientifique et technique" et souhaite qu'"un effort important" soit entrepris pour développer cette recherche "au profit de l'embryon"...

Qu'est-ce que le clonage ? En quoi consiste-t-il ? Quels sont les enjeux ?

Le clonage humain est possible techniquement bien que très aléatoire dans l'état actuel des sciences.
On distingue le clonage thérapeutique qui est en principe bien accepté car il a pour but de reproduire des organes ou des parties d'organes défectueux et d'assurer ainsi à un malade une greffe qui soit acceptée sans risque de rejet.

Par contre le clonage reproductif humain soulève beaucoup de controverses notamment sur le plan éthique.

De quoi s'agit-il ? Il s'agit de reproduire un être humain sans passer par la rencontre d'ovules et de spermatozoides et de le reproduire à l'identique. La technique est loin d'être au point dans la pratique même si c'est parfaitement possible en théorie puisque vous savez que cela a déjà été réalisé pour une brebis.

Un clonage nécessite un donneur de peau , chaque cellule de notre corps comprenant la totalité de notre programme génétique. Ensuite il faut avoir à sa disposition environ 150 ovocytes non fécondés , ce qui supposerait d'injecter des hormones à une quinzaine de femmes pendant quelques semaines afin qu'elles produisent ces ovocytes en quantité suffisante, puis il faudrait les ponctionner sous anesthésie générale pour la récupération.

La troisième étape consisterait à faire fusionner chaque cellule de peau avec un ovocyte sous l'impulsion d'un choc électrique
Et à ce stade il y aurait bien sûr beaucoup de ratés.
Ensuite au bout de 7 jours il faudrait transférer ces ovocytes pleins dans un utérus à raison de 2 par femme.
Au bout de toutes ces étapes en principe seuls 3 foetus vivront et à la fin un seul naîtra et encore on ne sait pas quelles complications peuvent intervenir: malformations, problèmes cardiaques ou autres, on est là dans l'inconnu le plus complet.

Supposons que l'expérience réussisse et qu'une femme mette au monde un clone de son mari. Une première question se posera : qui sont ses parents biologiques ? Il sera le jumeau de son père donc sa mère sera en fait sa belle-soeur et ce seront ses grands-parents paternels ses vrais parents biologiques. Il y a de quoi y perdre son identité.

D'autre part les gènes ne font pas tout et les nombreuses études faites sur de vrais jumeaux élevés séparément le prouvent. Les copies peuvent ne pas être conformes car le clone ne vient pas du même ventre que le donneur, il n'a pas nécessairement eu la même alimentation, les mêmes émotions, les mêmes expériences, bref la même éducation et c'est tout cela qui façonne le cerveau et construit la personnalité.

La situation de clone peut être par elle-même source de problèmes psychologiques ; quel effet peut produire d'avoir en permanence sous les yeux le spectacle de ce qu'on va devenir plus tard ? Un avenir tout tracé, sans surprises ne pourrait-il développer des tendances suicidaires ?

Comment la société réagirait-elle? Considérerait-elle les clones comme des surhommes ou des soushommes? N'y aurait-il pas la tentation un jour de faire de la sélection? Les savants ou les vedettes ne risquent-ils pas de voir là une source importante de revenus en vendant quelque cellules de peau au prix fort ?.

On pense avec inquiétude à de nouvelles formes d'exploitation de l'être humain qui passeraient par des trafics d'ovules ou de "ventres porteurs". Autant de questions qui se posent si l'on réfléchit tant soit peu à ce que l'homme a fait quelquefois de ses découvertes !

Aldous HUXLEY dans "Le meilleur des Mondes" avait déjà exposé quelques-uns des dérapages qui guettaient sa société de clones et encore certains des problèmes étaient bannis d'avance par les forts conditionnements qui étaient infligés aux foetus arrivant à maturation dans des flacons.

Ira LEVIN, de son côté , dans "Ces garçons venus du Brésil" tente de remédier au fait que l'éducation et l'environnement jouent au moins un rôle aussi important que le patrimoine génétique dans la duplication d'un individu.

Ces deux romans d'anticipation semblent soudain très proches de nous et qui n'a pas évoqué un jour la possibilité qu'un dictateur fou se fabrique sur mesure une armée de clones guerriers ou terroristes.

Je pense qu'il faut que tous les domaines ( scientifique, politique, psychologique, médical, humanitaire, religieux) doivent être consultés dans la réflexion sur le clonage reproductif humain si on ne veut pas jouer à l'apprenti sorcier. Pour l'instant il est interdit en France, mais cela ne concerne que 21 pays et seulement 6 états Américains sur 50 et 3 états Australiens sur 6. Et encore parmi ces pays le clonage n'est pas complètement interdit mais seulement retardé.

Il y a quand même là de quoi faire frémir...


CET excellent ARTICLE EST UNE REPRODUCTION DE CELUI , LIBRE DE DROITS ,ecrit par
Marie-Christine PFAFF (04/05/2006) - 855 mots
le magazine libre de droit

par respect pour son auteur(e) ,il a été reproduit in-extenso(sans censure , retouche retrait ou correction orthographique).



Un espoir pour les diabétiques

bonhomme echos logiques Comme les cellules bêta ne remplissent plus leur fonction, un diabétique doit s’injecter lui-même de l’insuline grâce à plusieurs piqûres quotidiennes. Et il doit le faire au bon moment ! Il utilise un lecteur de glycémie lui permettant d’évaluer le taux de sucre dans le sang par une piqûre au bout des doigts. C’est le quotidien de 150 000 français souffrant de diabète de type I.

D’autres voies thérapeutiques ont été mises en pratique depuis 15 ans, notamment des greffe de cellules bêta ou de pancréas. Mais des problèmes de rejet se posent et ces thérapies nécessitent un traitement immunosuppresseur à vie.

Utiliser d’autres cellules pour remplacer les déficientes

La nouvelle voie explorée par de nombreuses équipes de chercheurs dans le monde et notamment cette équipe israélienne est différente. Plutôt que de remplacer un organe déficient, le pancréas, elle vise à travailler sur les gènes régulateurs de l’insuline. Le but est de "réveiller" le gène de l’insuline dans des cellules dont ce n’est pas la fonction première. Rappelons que chaque cellule de notre corps contient l’intégralité de nos gènes, soit des dizaines de milliers. Chaque cellule a, au départ, le potentiel pour devenir cellule du foie, du sang ou du système nerveux ou de tout autre organe. Au cours de leur développement, elles se "différencient" , se voient attribuer une fonction donnée dans un organe donné. Les autres gènes de la cellule non utilisés sont inhibés.

L’objectif de l’équipe a été de mobiliser le gène de l’insuline dans des cellules du foie, fonction normalement réservée aux cellules du pancréas. Pratiquement, l’équipe israélienne a réussi à faire produire de l’insuline chez des souris diabétiques. Un gène nommé PDX - une fois injecté à la souris s’est fixé dans le foie et a permis de réguler le sucre.

Une espoir de guérison ?

C’est un axe de recherche sur lequel travaillent différentes équipes dans le monde et c’est une ouverture extraordinaire. Le grand mérite de cette équipe de chercheurs est de confirmer cette hypothèse dans des conditions expérimentales. Jusqu'à présent, elle relevait de la science-fiction.

l'intelligence verte
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