
Monsanto ne devrait pas à avoir à assurer la sécurité de la nourriture biotechnologique.
Notre intérêt est d’en vendre le plus possible.
Assurer la sécurité est le travail de la FDA.
Phil Angell, directeur de la communication de Mosanto,
New York Times Sunday Magazine, 25 octobre 1998.
Avec 17500 salariés , la société MONSANTO est présente dans 61 pays.
En 2006, MONSANTO a réalisé un chiffre d'affaires de 7,3 milliards de dollars, qui la positionne comme le troisième intervenant du marché mondial de l'agrofourniture.
Plus de 4 millions de personnes en ont été victimes. Ses effets sont encore ressentis aujourd'hui, et ce pour des dizaines d'années encore.
d'aprés le site officiel de la société
L'entreprise devient le premier fabricant américain de saccharine
Note de l'auteur
L’herbicide de Monsanto, l’ « Agent Orange », sera vendu à l’armée américaine pour défolier la jungle vietnamienne de 1961 à 1971.
L’Agent Orange a été produit par plusieurs firmes dont Dow Chemicals.
Il a été reconnu que ces herbicides contenaient de fortes concentrations de dioxine qui ont causé de troubles graves parmi les soldats américains et les populations civiles et continue de d’affecter la santé de la population vietnamienne.
L'Union Européenne et la France autorisent le soja génétiquement modifié Roundup Ready et le maïs Yieldgard® (résistant à certains insectes)
. Le soja est autorisé à l'import et le maïs à la culture
En 1966, l'étude du suédois Soren Jensen montre que le PCB est responsable de problèmes environnementaux majeurs en Europe du Nord à cause de sa capacité à s'accumuler tout au long de la chaîne alimentaire (le lait maternel, les rivières, les poissons, les fruits de mer, la faune et la flore). Un constat identique de bioaccumulation est réalisé en 1968 pour les États-Unis par le Dr. Robert Riseborough de l'Université de Californie (Berkeley). La firme reconnaîtra l'année suivante la dangerosité des PCB.
En 2002, Monsanto a été attaquée en justice par 3450 résidents de la ville d'Anniston (Alabama) pour la contamination de rivières et du sol aux PCB. Des documents internes montrèrent que la firme savait depuis plus de 30 ans que les poissons des rivières environnantes était contaminés par les rejets d'une de ses usines. Selon un rapport déclassifié, établi en mars 2005 par l' Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA), 308 000 tonnes de PCB ont été fabriqués à Anniston de 1929 à 1971. Sur ce total, 32 000 tonnes de ces déchets contaminés ont été déposés dans une décharge à ciel ouvert, située sur le site même, au cœur de la communauté noire de la ville. A l'issue de ce procès Monsanto a été jugée coupable d’avoir pollué « le territoire d’Anniston et le sang de sa population avec les PCB » et condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts.
La firme signa, en marge du procès, un accord avec l'EPA pour un plan de nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de la firme.
Monsanto possédait un centre de production de PCB à Newport dans le sud du Pays de Galles. Le Guardian a révélé en 2007 que la firme avait payé des entrepreneurs pour enfouir des centaines de tonnes de déchets hautement toxiques de PCB sur le site de Groesfaen, à proximité de Cardiff tout en connaissant les risques de contamination pour l’environnement et les habitants proches de la zone. L’entreprise a continué à produire des PCB et à rejeter les déchets au Pays de Galles jusqu’en 1977, plus d’une décennie après qu’il soit établi que la contamination des populations et de l’environnement ne faisait aucun doute.
Deux plaintes ont porté sur des mentions mensongères placées sur l’emballage du désherbant Roundup.
La première plainte contre l'herbicide Roundup a été déposée aux États-Unis dans l'État de New York.
Le procureur de New York a condamné Monsanto en 1996 au paiement d’une somme de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères sur tous les emballages du désherbant incriminé.
En France, en janvier 2007, la 5e chambre du tribunal correctionnel de Lyon a condamné les sociétés Monsanto et Scotts France (distributeur du Roundup) à
15 000 euros d'amende pour publicité mensongère à la suite d'une plainte déposée au sujet de l'étiquetage de l'herbicide Roundup par les associations Eau et rivières de Bretagne et UFC-Que choisir.
Le Roundup était, jusqu'à cette date, étiqueté en France « biodégradable » et « bon pour l'environnement ».