Un gène spécifique aiderait à faire disparaître une espèce de carpe. C'est ce qu'annoncent des chercheurs de l'Organisation australienne pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO).
Ceux-ci ont introduit, chez l'animal, un gène appelé sans fille, qui empêche la production d'individus femelles. Une fois dans la nature, les mâles de cette carpe génétiquement modifiée pourront s'accoupler avec les femelles sauvages et provoquer leur disparition en ne donnant naissance qu'à des mâles.
L'expérience a déjà été réalisée en laboratoire. L'introduction d'une seule copie du gène a permis la production d'une série d'oeufs contenant 80% de mâles. Les généticiens tentent maintenant d'introduire plusieurs copies du même gène chez une espèce qui se reproduit rapidement. Ceci afin d'évaluer les effets du gène sur plusieurs générations de poissons.
La carpe, originaire d'Europe, a été introduite en Australie il y a une centaine d'années. Aujourd'hui considérée comme une espèce nuisible, sa population représente jusqu'à 90% de celle des poissons dans certaines rivières de l'est du pays. Sa présence contribue grandement à la destruction de l'habitat et à la compétition avec les espèces indigènes.
Les chercheurs du CSIRO prévoient encore sept ans d'expériences avant de pouvoir introduire l'espèce génétiquement modifiée dans les rivières australiennes. Ils devront d'abord montrer que le gène ne risque pas de se transmettre d'une espèce à l'autre, provoquant ainsi la disparition d'espèces indigènes.

Selon l'AFP, dans un avis rendu public le 30 juin, l'autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) a jugé la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de la firme Monsanto ''sans risques pour la santé et l'environnement'' alors que six pays européens (l'Allemagne, la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg) ont choisi de suspendre la culture de cette variété de maïs au nom du principe de précaution.
Les experts en OGM de l'EFSA ont conclu que le maïs 810 est sans risques pour la santé humaine et animale et ne constitue pas une menace pour l'environnement, si des mesures appropriées sont prises pour éviter une contamination des lépidoptères, précise l'avis de l'EFSA.
Cet avis doit permettre à la Commission européenne de proposer aux Etats membres le renouvellement de l'autorisation accordée en 1998 pour l'importation et la culture du MON 810. La décision reviendra toutefois aux Etats membres, qui devront se prononcer par un vote à la majorité qualifiée.
La faim et la malnutrition touchent 800 millions de personnes dans le monde. Face à ce fléau, les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont souvent présentés comme la solution.
Ils sont d’ailleurs omniprésents dans l’aide alimentaire, en particulier américaine, aux pays en développement, comme l’attestent à la fois la croissance notable des superficies cultivées en OGM et les taux de présence d’OGM dans les céréales fournies au Tiers monde.
. Mais la malnutrition est due d’abord à une mauvaise répartition de la production, et non à l’insuffisance des quantités produites. Les biotechnologies et les OGM sont donc loin d’être indispensables pour lutter contre ce fléau
De nombreux pays en développement ayant réduit les fonds publics alloués à la recherche agricole, celle-ci a tendance à se privatiser, au risque de répondre surtout aux besoins des agriculteurs aisés. Or, la recherche et les politiques devraient aussi répondre aux besoins des populations pauvres qui vivent de l'agriculture, en particulier dans les zones marginales où il est difficile d'accroître la productivité
. Travailler pour résoudre la faim dans le monde parait un noble objectif, mais la réalité l'est moins. Le but des multinationales est simplement de gagner de l'argent. Cela n'est en soi pas répréhensible. Ce qui l'est peut être en revanche, c'est le moyen qu'elles ont choi pour le faire : il s'agit ni plus ni moins que de rendre payant ce qui a toujours été gratuit.
L'agriculture existe depuis des milliers d'années. Depuis toujours, un de ses principes est de replanter l'année suivante une partie de la récolte de l'année.
Les multinationales à l'origine des OGM protègent leurs plantes à l'aide de brevets (il est d'ailleurs incroyable que l'on brevète le vivant) et assujetissent le cultivateur. Leurs méthodes :
c'est particulièrement ignoble ,mais si ça marchait ,si c'était bénéfique pour le paysan et ceux qu'il fait manger...
Mais ça marche malSi il ne s'agissait que des malheurs des multinationales à l'origine des OGM ,on rirait de bon coeur
ces gens saccagent la biodiversité ,tuent les pollinisateurs ,indispensables et fabriquent une catastrophe planétaire irréversible
ce qui suit n'est qu'un faible reflet de l'immensité du problème , IL existent aujourd'hui des organismes hors de controle , qui mutent ,résistant alors à tout traitement; des effets néfastes mettant en danger des espèces indispensables et des politiques liés aux lobbyes pro-OGM qui permettent à l'apocalypse de se rapprocher ,pour quelques dollars
LA MORT DES ABEILLESLes insectes butineurs sont les vecteurs de 80% de la pollinisation des plantes
Les d'abeilles en font partie . Les essaims meurent , par millions
Les apiculteurs protestent depuis longtemps , accusant l'utilisation de produits neurotoxiques dans l'agriculture,( en 2004 la France a interdit deux produits: le Gaucho et le Régent, et l'Allemagne a fait de même et y a ajouté le Cruiser. Ces trois insecticides sont commercialisés par la firme Bayer . Il s'agit d'agonistes de l'Acétylcholine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau des insectes, comme du nôtre.
Toute la difficulté, face à ces molécules, est de montrer leur dangerosité. Pour le tenter , une équipe de chercheurs italiens s'est penchée sur un phénomène peu connu : la guttation ,une forme de transpiration qui permet à certaines plantes comme le maïs, d'évacuer de l'eau par les stomates, sorte de pores à la surface des feuilles. La guttation se produit généralement la nuit quand les sols sont très humides.
Les chercheurs ont eu l'idée d'évaluer la présence du neurotoxique dans ces gouttelettes. Ils ont découvert des concentrations 10.000 fois supérieures à la dose mortelle pour les abeilles. Leur étude a montré que ces gouttelettes de guttation des plantes traitées tuaient les abeilles en quelques minutes . BAYER a profité de contradictions qui ont pu apparaître dans les différents rapports. D'autres facteurs sont en effet incriminables dans les vagues de mortalité chez cet insecte.
c'est, en effet, une combinaison de plusieurs facteurs qui est responsable de la décimation des abeilles. Les neurotoxiques qui ne tuent pas ,directement les abeilles affaiblissent leur système immunitaire et les expose ainsi aux différents parasites . Comme par exemple les agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. En tout état de cause, et parce que les abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation du monde végétal il est vraiment indispensable d'arrêter le massacre
Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. Bill Freese accusait alors Monsanto de mener une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant ainsi publiquement son mécontentement.
En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l'est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.
Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par cette mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s'étend à d'autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…
Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.
La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).
En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

Aux Etats-Unis, un groupe d'experts indépendants a analysé treize années de commercialisation et concluent que les hausses de rendement annoncées sont très faibles ou nulles, contrairement aux affirmations des semenciers.
Echec au champ (Failure to yield) : le titre du rapport que vient de publier la Union of Concerned Scientists (UCS), une association scientifique créée au sein du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ne fait pas dans la nuance. Doug Gurian-Sherman, biologiste et auteur du rapport, a étudié les travaux de recherche et les études statistiques sur les productions de soja et de maïs aux Etats-Unis, réalisés sur vingt ans, dont treize durant lesquels les plants transgéniques ont été commercialisés. Rappelons qu'outre-Atlantique, près de 90% du soja et 60% du maïs (en surface cultivée) sont des plantes transgéniques.
. Sur les trois familles de plantes OGM, les meilleurs résultats observés sont à l'actif des maïs Bt, comme le Mon810 de Monsanto. Ces plantes comportent un ou plusieurs gènes tirés de la bactérie Bacillus thuringiensis (d'où l'appellation Bt) qui leur font produire un ou des insecticides les protégeant contre certains insectes, dont la pyrale du maïs. L'étude montre un gain de production de 7 à 12% dans les cas d'invasions d'insectes, ce qui concernerait environ un tiers des plantations américaines. Sur l'ensemble des cultures de maïs Bt des Etats-Unis, le gain serait compris entre 0,8 et 4%, la valeur de 2,3% semblant pour l'auteur « un intermédiaire raisonnable ».
La conclusion n'est d'ailleurs pas une première. En 2006, des chercheurs mandatés par le ministère américain de l'agriculture avaient abouti à des résultats voisins. Seuls les producteurs de soja avaient constaté une hausse de leurs productions.
Le rapport souligne que l'augmentation des rendements est le premier argument des semenciers proposant des plantes OGM. C'est aussi la raison principale qui incite les agriculteurs à opter pour ces variétés. A l'échelle de l'Humanité, l'amélioration par la génétique des plantes d'intérêt agricole est présentée comme une solution efficace pour assurer l'alimentation de la population grandissante. Pour Doug Gurian-Sherman, il vaudrait mieux compter sur les cultures traditionnelles.
Les réactions à ce rapport commencent à se manifester. Les représentants des semenciers et les agriculteurs ayant recours aux OGM contestent la faiblesse des augmentations de rendements et rapportent des chiffres bien supérieurs. Le débat sur le rendement réel des OGM semble plus ouvert que jamais...
tu veux des enfants ?Une étude dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie et évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003.Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans avec pour cobaye des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) tolérant à un herbicide. Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués :
Mais une autre surprise de taille a été observée : certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté. Jusqu'à présent, les plantes OGM qui sont consommés dans le monde sont dans une très large majorité des plantes qui accumulent dans leurs cellules un ou plusieurs pesticides (soit par absorption extérieure soit par une production permanente). De plus, les études de plus de trois mois sur des mammifères (généralement des rats) nourris à ces OGM-pesticides (de première génération) sont toutes aussi rares.C'est pourquoi des « lanceurs d'alerte » (l'équivalent français du terme « whistle blowers », littéralement ceux qui soufflent dans le sifflet) dénoncent régulièrement cette situation et demandent à ce que les OGM agricoles soient évalués comme des pesticides à part entière. Autre grand problème : les organismes d'évaluation se basent toujours sur des études faites par ou pour les semenciers et ne possèdent pas de moyens financiers suffisants pour effectuer eux-mêmes des expertises ou contre-expertises. A ce jour, les évaluations d'OGM conduites et financées grâce à des fonds publics se comptent sur les doigts d'une seule main. |
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Codex alimentarius
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
Organisation mondiale de la Santé (OMS)
- le gouvernement français : http://ogm.gouv.fr.
- la Commission européenne (DG Santé & Protection du Consommateur) : http://ec.europa.eu/food/food/biotechnology/index_fr.htm
- l'industrie : le site portail commun au GNIS, à l'UIPP et la FOP) : http://www.ogm.org et le site de l'association DEBA, créée par les entrerprises de biotechnologies
- les associations écologistes : Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace France
- les associations de consommateurs : CLCV, UFC Que Choisir, UFCS
- les autres acteurs de la société civile : ATTAC national, les Faucheurs volontaires, Rés'OGM Info, l'information sur les OGM en Rhône-Alpes, BEDE (Bibliothèque d'Echange de Documentations et d'Expérience), le Comité de Recherche et d'Informations Indépendantes sur le Génie génétique (CRII-GEN), le réseau Biocoop; le site sur la biosécurité en Algérie, et Alerte OGM
- les syndicats agricoles : la Confédération paysanne, la Coordination rurale, FNAB (Agriculture biologique), FNSEA
- les instituts de recherche publique : Cirad (et son Quizz OGM), Inra
Autres sites importants :
- La Convention sur la Diversité Biologique
- Le Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques
- Food and Agriculture Organisation (FAO) : peser le pour et le contre
- FAO : Dossier OGM, 2001
- FAO et OMS : portail sur la sécurité sanitaire des aliments
- Organisation mondiale de la santé : dossier OGM
- Codex alimentarius